Quand le monde nous renvoi des images trop négatives, un petit retour à la nature permet de se ré-encrer dans la terre, dans nos racines et notre humanité.
Retrouver l’odeur des prés et des champs, des forêts et des rivières.
Respirer enfin. se baisser jusqu’au sol, mettre les mains dans le végétal.
Et ramener un peu de nature chez soi.

Inspirée par Jean-Jacques Rousseau
ûr lu les Rêveries du promeneur solitaire, et ce petit carnet de botanique m’a profondément ému.
Lors d’un séjour en Isère, il trouve un réconfort à son exil en herborisant lors de promenades dans la campagne. Il ramasse des mousses et des fleurs qu’il consigne dans un petit carnet manuscrit, relié par ses soins.
Me voici un point commun avec Monsieur Rousseau !!

La Septième Promenade des Rêveries du promeneur solitaire (écrite vers 1777) constitue la plus belle apologie de la botanique de Jean-Jacques Rousseau. Alors qu’il se sent persécuté par les hommes, il s’en détache radicalement pour se réfugier au cœur du monde végétal. S’enfoncer dans une forêt lui procure l’illusion d’être inaccessible à la méchanceté humaine.
« Tout le monde a des distractions dans le monde ; les miennes me viennent en herborisant. […] Je ne connais point d’autre étude qui puisse nourrir l’esprit d’observations si douces, si vraies, si satisfaisantes. »


Pour un herbier
Revenons plus modestement à mes promenades personnelles…
Mon objectif n’est pas tant de composer un herbier, comme on le faisait autrefois avec les noms en latins etc.
Mais plutôt laisser la nature m’inspirer. Laisser les formes, les textures, les 5000 nuances de vert, de jaune,
de brun, enrichir ma palette…
En premier lieu, partir assez tôt le matin, dans la campagne toute neuve d’un nouveau jour, s’en mettre plein les yeux, plein le nez. Puis chercher a ses pieds, trouver, choisir, ramasser de petits trésors offerts par les arbres, les herbes et la terre.

Ensuite, rentrer, tout étaler sur la table, observer de
plus près, sélectionner, assembler et décider de ce que l’on en fait : Entre deux pages de cahier, compiler dans une boîte, photographier, dessiner…




Enfin, retravailler tout cela sur mon ordi. En tirer quelque chose de personnel, des idées pour une boîte
ou une collection de cartes…






Des boîtes bien étiquetées pour tout ranger et tout retrouver
M’inspirant des cabinets de curiosités, je crée au fil des jours des boîtes pour mon « cabinet d’inspiration » qui vient compléter mes « carnets d’inspiration » pour tout ce qui ne peut être ni aplati ni collé.

Voilà un dimanche à la campagne comme je les aime !
Tous les sens y sont requis. J’ai marché, respiré, découvert, appris, imaginé, créé. J’ai fait travailler ma tête et mes mains et mon cœur est satisfait !


Laisser un commentaire